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Bilan d'essais : Stratégie de lutte Oïdium

Avec des pressions de plus en plus importantes ces dernières années dans le Vignoble Bourguignon, l’Oïdum devient régulièrement difficile à maîtriser, notamment dans les parcelles de Chardonnay. Ainsi afin de mieux comprendre et appréhender cette maladie, le Vinipôle Sud Bourgogne, en partenariat avec d’autres organismes de la région (CA21, CA89, FREDON) s’attache à comprendre d’avantage le fonctionnement et la dynamique de cette maladie, afin de limiter son impact.

Un des points étudié est l’incidence des contaminations précoces (primaires) sur le développement et la gravité de la maladie. Dans ce but, des essais ont été mis en place en 2014 et 2015 avec un démarrage de la protection très précoce (Bourgeon éclaté) jusqu’au stade 7/8 feuilles étalées, qui correspond au début classique de la protection (puis arrêt de protection après ce stade). Cette modalité était bien entendue comparée à un témoin non traité.

Le dispositif en bande de l'essai ne permettant pas de répétition sur la parcelle, nous avons donc doublé l'expérimentation en la reproduisant sur une autre parcelle. Nous avions ainsi sur ces deux années une expérimentation sur deux parcelles au comportement et à la sensibilité différente.

Sur une des parcelles de l'essai, la pression Oïdium s'est révélée trop faible sur les témoins non traités et ce sur les deux années de répétition. Dans ce cas précis, l'analyse d'efficacité ne peut pas être évaluée. Cependant dans l'autre parcelle d'essai, la pression était suffisamment élevée pour permettre une analyse des résultats.

Ainsi, sur cette parcelle, la protection mise en place en tout début de campagne (de débourrement à 7/8 feuilles étalées) n’a pas eu d’effet sur l’intensité finale de la maladie. Si les cinétiques sont légèrement différentes entre les 2 modalités (traitée et non traitée), le niveau est identique à la récolte. En effet, même si on peut penser que cette protection a ralenti l’installation de l’oïdium, la dynamique tardive de développement a lissé cet écart sur la fin de campagne.

Bien entendu même si les conclusions étaient les même sur les 2 années de suivi, elles ne  permettent pas de généraliser à l’ensemble des situations. En effet, il se peut que les conditions plutôt sèches en début de campagne lors de ces 2 millésimes n’aient pas été très favorables aux contaminations primaires durant cette période.

Quoiqu’il en soit, cette étude confirme que la réussite de la maîtrise de l’Oïdium passe surtout par mise en place d’une bonne protection pendant la période de forte sensibilité de la vigne (encadrement de la floraison), ce qui correspond également à la phase de développe épidémique de la maladie.

 

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